Cuisiner avec l’énergie du soleil a depuis longtemps suscité l’intérêt de l’être humain. De nos jours, vous trouverez sur les plateformes de vente de multiples produits aux origines exotiques. Pourtant, l’excellence du four solaire français n’est plus à démontrer et c’est bien entendu sur notre territoire que se sont écrites les plus belles pages de la cuisson solaire. Pour une fois, nous pouvons pousser un puissant cocorico sans avoir à rougir.
De l’hélio-thermomètre au premier four solaire
De nombreuses histoires ou légendes ont traversé les siècles, témoignant de l’intérêt des hommes pour la puissance des rayons du soleil. Mais, le premier scientifique à avoir réellement étudié l’énergie solaire est Horace Bénédict de Saussure. Inventeur suisse et alpiniste de renom, il est le père du premier capteur solaire auquel il a donné le nom d’hélio-thermomètre en 1774. Cet appareil était constitué d’une caisse en sapin isolée avec du liège noir et fermée avec trois glaces afin de concentrer le rayonnement solaire. Ce dispositif, qui n’est pas sans rappeler les cuiseurs solaires de type boîte d’aujourd’hui, permettait de générer une température de 87,7 °C.
Mais il faudra attendre 1878 et les recherches d’Augustin Mouchot pour que le solaire soit envisagé comme une potentielle source d’énergie pouvant se substituer au charbon.
1878, une date fondatrice dans l’histoire du four solaire français
1878, à l’exposition universelle de Paris, un professeur de mathématiques, Augustin Mouchot, attire les foules.
Depuis 1860 cet inventeur n’a de cesse d’apprivoiser l’énergie solaire. Il a ainsi créé un four solaire français parabolique ou une chaudière fonctionnant avec le soleil.
Ces inventions retiennent l’attention du gouvernement français. En effet, notre pays fait face à sa première crise énergétique avec la raréfaction du charbon. Il alloue à Augustin Mouchot une bourse afin que ce dernier poursuive ses travaux en Algérie.
De retour à Paris en 1878, Augustin Mouchot présente une étrange machine composée d’un réflecteur parabolique géant et d’un tube empli d’eau. Transformée en vapeur, cette dernière permet d’actionner une presse.
Oui, vous avez bien lu. Il y a 150 ans, un Français avait déjà pressenti que le soleil pouvait devenir une source d’énergie inépuisable, propre et autonome.
Malheureusement pour lui, avec la découverte de nouveaux gisements de charbon, ses inventions tomberont dans l’oubli. Mais l’idée, elle ne s’est jamais éteinte.
Mont-Louis, un laboratoire d’étude nichée dans les Pyrénées
Il faut attendre le XXe siècle pour que la France renoue son idylle avec l’énergie solaire. En 1949, Félix Trombe, chimiste et physicien, supervise à Mont-Louis, en Occitanie, la conception du premier prototype de four solaire français industriel.
D’une puissance de 50 kW, il permet de générer des températures pouvant atteindre 3 000 °C. Toujours sous la houlette de Félix Trombe, en 1962 sera créé le four solaire d’Odeillo à Font-Romeu. Ce dernier demeure à ce jour, le réflecteur solaire le plus gigantesque et le plus puissant du monde.
- Il mesure 54 mètres de haut pour 48 mètres de large.
- Il est composé de 63 héliostats.
- Il engendre une puissance de 1 000 kW.
Ces appareils ont été conçus à des fins de recherches et permettent de tester la résistance thermique des matériaux.
Et la cuisine solaire dans tout ça ?
Tandis que des solutions industrielles sont à l’étude, d’autres esprits libres, plus gourmands que les ingénieurs et techniciens qui œuvrent à Font-Romeu, imaginent des appareils de cuisson solaire adaptés à une utilisation domestique, capables de mijoter des aliments en toute sécurité.
En France, quelques pionniers bricolent dans leurs jardins. Ils testent des réflecteurs, des paraboles artisanales.
Alain Bivas appartient à cette catégorie d’inventeurs passionnés.
Au fil des années, le savoir-faire à la française émerge. La France n’est-elle pas la patrie de la gastronomie ?
Le Sunplicity, un four solaire français héritier de plusieurs siècles de recherches
De prototype en prototype, le Sunplicity voit le jour et sera récompensé par une médaille d’or au concours Lépine.
Une nouvelle page des fours solaires français s’écrit avec pour trame de fond trois valeurs : l’ingéniosité, la sobriété énergétique et le plaisir culinaire.
Le Sunplicity est intégralement fabriqué en France, dans des ateliers protégés. Chaque pièce est méticuleusement conçue et assemblée avec le souci du détail et de la qualité française.
Ici, pas de plastique jetable, pas de gadget connecté. Juste une parabole solaire efficace, pliable et durable qui transforme la lumière du soleil en cuisson douce, saine et savoureuse.
Et ce n’est peut-être pas anodin de constater qu’Alain Bivas habite en Occitanie. Un clin d’œil à l’histoire ? Le four solaire français Sunplicity n’est pas né dans une start-up. Il est le fruit d’un héritage historique, culturel et scientifique.
